Dimitri, ou la science des ombres (5)

Dimitri resta encore quelques instants seul dans la voiture. Il avait toujours le bras tendu, la main posée sur celle invisible, disparue, de Laure. Il en éprouvait, écho tactile qui s’évanouissait peu à peu, la chair en feu sous sa paume vide. L’étranger était toujours là ; il le sentait, à chaque minute qui passait, plus sûr de sa victoire.